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Direction Générale des Infrastructures

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La Communauté française pose la première pierre de son dépôt d’œuvres d’art

05.04.2011 11:45 Il y a : 9 yrs

La Communauté française pose la première pierre de son dépôt d’œuvres d’art

Communiqué de presse


Images:Atelier d'architecture Pierre Hebbelinck

La Communauté française célèbre ce 6 avril à Mons la pose de la première pierre de son futur Dépôt d’œuvres d’art (DOA), en présence de Monsieur Elio Di Rupo, Bourgmestre de la Ville de Mons, Madame Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances et Monsieur Frédéric Delcor, Secrétaire général du Ministère de la Communauté française.

Le Dépôt d’œuvres d’art va permettre de regrouper en un seul lieu les collections d’œuvres appartenant à la Communauté française qui sont actuellement entreposées dans plusieurs sites différents. Il s’agira, à partir d’une superficie de plus de 2.500 m2, de créer et d’organiser des espaces qui pourront accueillir les réserves d’œuvres proprement dites, ainsi que des locaux techniques ou encore destinés à la réunion de la Commission Consultative des Arts Plastiques. L'ensemble appartenant à ces diverses collections représente un patrimoine culturel de plus de 50.000 œuvres d’art et objets muséaux.

Ce projet, dont le budget prévu s’élève à 5.250.000 euros  (hors honoraires architecte), illustre la volonté du Gouvernement de la Communauté française d’utiliser de manière efficace et rationnelle le patrimoine immobilier existant, puisqu’il s’agit de réhabiliter l’aile désaffectée de l’école normale du réseau officiel situé le long de la rue des Arquebusiers à Mons.

Ce projet participera au rayonnement de la Ville montoise en tant que Capitale culturelle wallonne, titre décerné en 2002, ainsi que Capitale Européenne de la Culture en 2015 (Mons 2015). Le dépôt enrichira également le patrimoine des infrastructures culturelles de la Communauté française dans le centre de Mons, avec d’autres infrastructures culturelles telles que le Manège.Mons ou encore le Mundaneum. L’ensemble sera complété d’ici 2015 par le bâtiment d’Arsonic (Musiques nouvelles), la structure couvrant la cour du Carré des arts et Le 106 – Fondation Mons 2015.

 L’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck/Pierre de Wit, lauréat de l’appel d’offres européen passé en 2004, a pris le parti d’exploiter le double paradoxe suivant :

  • comment tirer le meilleur parti d’un bâtiment existant, avec ses contraintes structurelles, et offrir un maximum d’espaces de réserves tout en répondant aux stricts paramètres de conservation.
  • comment, à partir d’une façade à rue longue de 125 mètres, répondre à l’impératif de discrétion et de sécurité nécessaire au projet, tout en participant à la dynamique urbaine environnante.

Le premier paradoxe a conduit à modifier la volumétrie générale. Puisque les planchers existants n’étaient pas suffisants pour le stockage d’œuvres lourdes (1500 kg/m2) et que le projet architectural proposait des surfaces répondant à cette exigence, il a été proposé de démolir l’excroissance de l’ex-gymnase et de reconstruire un volume adapté avec des fondations adaptées.

A l’intérieur, l’esprit des années trente est préservé, ainsi qu’une sorte de résonance des activités d’apprentissage, qui n’est pas sans lien avec le devenir des œuvres d’art du domaine public.

 

Conjuguer à la fois présence et discrétion

Reste qu’un puissant paradoxe devait être assumé au travers de la résolution de l’apparente incompatibilité entre d’une part, l’ouverture nécessaire du site et d’autre part, l’impératif d’un lieu clos dûment protégé et devant  pratiquement répondre à la logique du coffre-fort. La solution choisie par les architectes passe par le détournement d’un matériau très économique d’acier plié, destiné à l’origine à faire des planchers. Ce choix recèle bien des avantages : faible coût, cohérence générale du volume, sécurisation des façades, etc. Les architectes ont doublement résolu cette contrainte, en demandant à l’artiste Jean Glibert d’intégrer sa sensibilité d’artiste dans le dessin de ce bardage ; ainsi sont nées les aplats chromatiques au recto/verso des tôles d’acier.

Le DOA, un outil essentiel pour la conservation et le développement des Collections

D'une manière générale, les réserves d'œuvres d'art se doivent d'être prioritairement des lieux de conservation et de contribution à la recherche. Elles posent la question du patrimoine, de sa conservation et des missions que lui assigne notre société. Dépositaires et refuges sécurisés des œuvres, les réserves doivent offrir toutes les conditions nécessaires à la garantie absolue de la préservation à long terme des œuvres.

La centralisation d'une réserve destinée aux collections d’objets et d'œuvres d'art répondait aux préoccupations du Service des Collections de la Communauté française dont la mission première est la conservation et la protection de son patrimoine ainsi que l'assurance de sa pérennité. Il convenait de regrouper ces réserves en un seul lieu qui offre les conditions de conservation adéquates.

 

Contacts :

 

Cabinet ministériel de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances : Aurore Dierick

aurore.dierick(at)gov.cfwb.be

0477/89.53.86

Dossier de presse : 

Télécharger le panneau de chantier : Document chantier

Télécharger le discours de Mme la Ministre

Télécharger la présentation du projet du bureau d'archicture

Télécharger le cv de l'Atelier d'architecture